Bahreïn (A.P.Hawzah) –Le site de la « Coalition des jeunes de la révolution du 14 février » à Bahreïn a rapporté que les forces du régime Al Khalifa ont mené une vaste opération de raids et d’arrestations visant des savants religieux et des figures éminentes de la communauté chiite. Cette vague de répression est considérée par plusieurs observateurs comme l’un des développements les plus graves survenus dans le pays ces dernières années. L’opération refléterait, selon eux, la profonde détérioration de la situation politique et des droits humains à Bahreïn.
D’après le rapport, les personnes arrêtées ou dont les domiciles ont été perquisitionnés sont les suivantes :
1. Cheikh Mohammad Sanqour
2. Cheikh Mahmoud Ali
3. Cheikh Ali Sadadi
4. Cheikh Ali Hamidan
5. Cheikh Jassim Momen
6. Cheikh Ali Rahma
7. Cheikh Hamed Achour
8. Cheikh Fadhel Zaki
9. Cheikh Radhi Qaffas
10. Cheikh Mouneer Maatouq
11. Cheikh Ghazi Samak
12. Cheikh Sadeq Afiyah
13. Cheikh Ali Motaghavvi
14. Cheikh Mohammad Jawad Shihabi
15. Cheikh Hani Bina
16. Cheikh Jassem Khayyat
17. Cheikh Mohammad Khersi
18. Cheikh Mahmoud Achour
19. Cheikh Ayoub Bahrani
20. Cheikh Issa Momen
21. Cheikh Jamil Ali
22. Sayyed Mohammad Ghoreyfi
23. Cheikh Ali Naji Hamli
24. Cheikh Baqer Hawaj
25. Cheikh Raed Satri
26. Sayyed Sadeq Maleki
27. Cheikh Hamza Diri
28. Cheikh Ali Hassan Saybi
29. Cheikh Hussein Mahrouz
30. Cheikh Ali Salim
31. Seyyed Ahmad Ghoreyfi
La Coalition ajoute que l’opération ne s’est pas limitée à des arrestations : des raids violents ont eu lieu, accompagnés d’une profanation manifeste des domiciles. Débutées au petit matin, ces interventions ont plongé les familles et les enfants dans un climat de terreur. Ce comportement reflète une politique sécuritaire fondée sur la répression et le bris de la volonté populaire.
Les militants estiment que ce qui se produit dépasse une simple opération sécuritaire passagère. Il s’agirait plutôt d’une attaque directe visant l’identité religieuse et la présence sociale de la communauté chiite à Bahreïn. Ces actions s’inscrivent dans une politique continue d’asphyxie, de marginalisation et de tentative d’étouffement des voix religieuses et sociales influentes.
La Coalition souligne que ces raids ont suscité une vague de colère et de condamnations, d’autant plus que la destruction de biens personnels, le traitement humiliant infligé aux familles et la création d’un climat de peur dans les zones ciblées ont été constatés.
Des observateurs, cités par la même source, insistent sur le fait que la poursuite d’une telle politique ne peut qu’aggraver la crise interne et exacerber les tensions populaires. Cela survient alors que les critiques se multiplient contre une approche sécuritaire du « poing de fer » ciblant les personnalités religieuses et sociales.
En conclusion, la Coalition des jeunes de la révolution du 14 février écrit : « Ce qui se passe aujourd’hui à Bahreïn constitue une nouvelle tache indélébile au dossier des violations des droits humains. Cela révèle l’impasse dans laquelle le régime Al Khalifa se trouve face à l’authentique communauté chiite, une impasse qui résulte du recours à la répression et à la persécution plutôt qu’au respect des droits et libertés fondamentaux. »
Il convient de rappeler qu’avec le début de la guerre de Ramadan contre la République islamique d’Iran, le régime Al Khalifa a intensifié ses actions répressives et ses arrestations massives visant les opposants, les activistes et les savants religieux.




Votre commentaire